Le Kenya connaît une recrudescence inquiétante de ces soi-disant « goons », ou voyous armés, engagés par des politiciens ou des groupes politiques pour mener une « répression informelle », selon certains défenseurs des droits de l’homme.
« Nous assistons déjà à la prolifération de ces bandes de voyous, de personnes payées par des acteurs politiques pour porter atteinte aux droits d’autrui à des fins politiques », déclare Demas Kiprono, directeur exécutif de la Commission internationale des juristes au Kenya. « Nous sommes préoccupés, avant tout, par l’inaction de la police. »
Les responsables politiques kényans engagent des voyous armés pour à peine 4 dollars par jour, alors que la pauvreté et une concurrence politique impitoyable menacent de déclencher une violence incontrôlable à l’approche des élections de l’année prochaine.
Ces soi-disant « hommes de main » sont de plus en plus souvent recrutés, par dizaines, voire par centaines, pour disperser les rassemblements d’opposants politiques et de manifestants, et attaquer les associations de défense des droits civiques — la police fermant souvent les yeux.
Une étude récente menée par le cabinet de recherche Odipo Dev, basé à Nairobi, a révélé une grille tarifaire des « goons », allant de 500 shillings (4 ...
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